Il est très important de faire tester ses reproducteurs afin d'erradiquer cette maladie dont je fus moi même confrontée puisque c'est ma petite chatte Olympia Edle Von Rada importée d'Allemagne qui en fut atteinte. Maladie non dépistée en Europe à cette période. Le test fut fait aux USA .
Nous avons du endormir Olympia à 9 mois, trop de souffrance
et un nursing permanent.
Dernière preuve d'amour que nous nous devions de lui offrir.
Je remercie ici une fois de plus La Presidente de l'AIDS Skogkatt Genevieve Cournud pour son implication , son soutien et son aide apportée afin que cette maladie ne reste pas dans l'ombre.Sans oublier les personnes qui m'ont aidé ainsi que Marc Perterschmitt veterinaire devenu un très grand ami avec lequel je me suis lancée dans l'aventure de l'ambre ...Cela est un autre chapitre.
je ne peux que conseiller lors d'un éventuel choix d'un chaton Norvegien de demander si les parents sont testés GSD IV....c'est ce qu'ont fait la plupart des éleveurs soucieux de préserver la race . TESTER LEURS REPRODUCTEURS !
La glycogénose de type IV ou glycogen storage disease type IV (GSD IV) est une maladie héréditaire du métabolisme du glucose. Chez les chats atteints, une forme anormale de glycogène (un polymère du glucose) s’accumule dans l’organisme.
Quels sont les symptômes chez un chaton malade ?
Le mécanisme pathogénique de la glycogénose du NFO correspond à un défaut de stockage du glycogène, forme moléculaire de stockage du glucose dans le foie et dans les muscles. Dans la grande majorité des cas, le chaton homozygote pour la mutation est mort-né ou meurt dans les premières heures.
Une forme dite « juvénile » existe, bien plus rare mais bien plus caractéristique (~12% des chatons homozygotes mutés) : ceux-ci se développent correctement jusqu'à 5-7 mois. Mais subitement on note un arrêt de croissance et un affaiblissement progressif avec :
- une hyperthermie élevée insensible autant à la corticothérapie qu'à l'antibiothérapie
- des tremblements musculaires se généralisant
- une atrophie musculaire progressive et responsable de difficultés pour se déplacer, manger ... impliquant un nursing important.
- des contractures articulaires
- une paralysie terminale des 4 membres.

Cette maladie est inéluctablement mortelle entre 8 et 12 mois, soit suite à un arrêt cardiaque brutal ou alors en passant préalablement par un stade comateux. Mais le chaton est habituellement euthanasié bien avant vu l'absence de traitement et le dépérissement progressif.
Quelques bases de génétique
Comme tout Mammifère, les chats possèdent un nombre pair de chromosomes. Ces chromosomes sont fragmentés en plusieurs gènes, chaque gène dans une population donnée peut exister sous différentes versions, on parle d'allèle. Chaque individu hérite un chromosome de son père et de sa mère, donc possède pour chaque gène un [Image24.jpg] allèle maternel et un paternel. On parle d'allèle récessif quand celui-ci ne s'exprime phénotypiquement que s'il est en double version (l'individu est alors homozygote pour cet allèle). Dans le cas de la GSD de type IV, l'allèle muté est récessif. Trois possibilités sont donc envisageables :
(1) Si les deux parents sont homozygotes sains, la descendance sera homozygote saine.
(2) Si un des deux parents est porteur hétérozygote (c'est-à-dire possède l'allèle muté, « m » et l'allèle sain, « N »), on s'attend statistiquement à obtenir 50% de porteurs et 50% d'homozygotes sains. Cette situation est la pire envisageable comme pour toute maladie récessive : en effet si un chat porteur n'est marié qu'à des chats sains au cours de sa carrière, il disséminera la mutation sans laisser le moindre indice permettant de déceler cette anomalie.
(3) Si les deux parents sont porteurs hétérozygotes, on aura les proportions suivantes dans la descendance : 25% de malade, 50% de porteurs inapparents et 25% d'homozygotes sains.
texte de Marc Peterschmitt
ANTAGENE propose un test génétique pour dépister la Glycogénose IV
Le test GSD4 repose sur la détection d'une mutation dans le gène GBE1.
Le Pr John Fyfe de l'Université du Michigan (USA) a identifié le gène et la mutation impliqués dans cette maladie (Fyfe et al. 2007). En collaboration avec le Pr John Fyfe, le laboratoire ANTAGENE a développé le test génétique et l'a validé sur des Norvégiens porteurs et atteints de glycogénose de type IV.
La fréquence de porteurs de cette maladie aux Etats-Unis est d’environ 15%.
Statistiques en Europe (source: ANTAGENE, septembre 2007)
10,8% hétérozygotes (porteurs sains)
0,4% homozygotes mutés (génétiquement atteints)
88,8% homozygotes normaux (sains)
Pourquoi tester votre chat ?
• dépister précocément les chatons porteurs sains
• sélectionner les reproducteurs et adapter les croisements
• éviter de propager la maladie dans votre élevage et dans la race
Genindexe egalement propose le test genetique